Mélancolique des palmes 🥇

MĂ©lancolique
des palmes

Et je me couche dans cette nuit,
Cette nuit si chaude irrespirable, le ventilateur crisse
vrombit, démarre, claque, le ventilateur prend toute la
place, mes rêves se mélangent à cette soufflerie géante,
cette industrie mécanique , les pales s’envolent pour devenir
sirène , capitaine du ferry, odeur de bateau, moquette
couchette .

C’est le départ des grandes aériennes, aériennes
clignotantes, néons , départ , néon vacances, les lattes
s'accélèrent je dors hors du monde mélancolique des
palmes ici aussi les gens s’activent, les gens sont gris, c’est le
départ des valises s’entrechoquent les roulettes crissent
demi sommeil hĂ´pital de jour urgences Aeropostale. Elle
fait du café la valise est remplie les îles ouvrent leurs
douanes leur douane navigable entre le pont et le drapeau,
le mat trombone biscotte mes vacances et l’heure est
clignotante, le bruit vient du départ,

je ne peux pas dormir je ne peux pas dormir je
ne peux pas dormir. Froissé enlacé par strapontin
pliable des sacs crâniens des bancs froids de voyage, le rond
point est humide l'arrosage nous entame mélancolie sucrée
nos maux sont au voyage
si souvent entamés par des heures raccourcies si souvent
terminées par des matins sans bruits on s’affale et on baille
rien ne sert de dormir.

On a le temps. le ventilateur bloque, le bruit s’est éteint.

-

Auteur : Quentin @leboutdeslevres, lauréat du Grand Concours de Poésie 2023 🥇

Retour au blog

Laisser un commentaire